NZDF sur le Front occidental

L’histoire de la Nouvelle-Zélande sur le Front occidental traverse les frontières et couvre plus de deux années de combats. Des premiers engagements dans la Somme jusqu’à la dernière action à Le Quesnoy, les soldats du Corps expéditionnaire néo-zélandais ont joué un rôle essentiel dans la victoire des Alliés. 

Les Forces de défense néo-zélandaises continuent d’avoir un impact ici en Europe, avec du personnel déployé à travers le continent et au Royaume-Uni. Ce mois-ci, des représentants basés à Londres du NZDF et leurs familles ont traversé la Manche pour un voyage sur les principaux sites marquant le parcours de leurs prédécesseurs en France et en Belgique. 

La tournée a débuté dans la Somme, les Néo-Zélandais sont entrés pour la première fois dans la bataille du Front occidental lors de l’offensive de Flers-Courcelette. 

Guidé par Flora Devillers, le groupe a visité le Mémorial néo-zélandais de Longueval et le cimetière de Caterpillar Valley, d’où le Soldat inconnu de Nouvelle-Zélande a été exhumé avant de reposer à Wellington, au parc commémoratif national de Pukeahu. 

Ensuite, le groupe est descendu à 20 mètres sous terre dans la Carrière Wellington d’Arras, un réseau de tunnels reliant d’anciennes carrières de craie, s’étendant de la ville jusqu’aux lignes allemandes et permettant une attaque surprise majeure des Alliés en 1917. La New Zealand Tunneling Company avait achevé le travail de jonction des galeries, et aujourd’hui encore, Arras constitue une étape incontournable pour les Kiwis retraçant l’histoire de la Première Guerre mondiale. 

Pour conclure la première journée, le groupe a visité le Centre des visiteurs de la Commonwealth War Graves Commission. Ce site abrite les ateliers de la Commission, sont encore fabriquées les pierres tombales et autres éléments destinés aux centaines de cimetières du Commonwealth dans le monde entier. Jeremy Prince, directeur des opérations de la Commission dans la région, ainsi que Harry, stagiaire d’été, ont guidé le groupe à travers le Centre, qui mène également des travaux archéologiques afin d’identifier les dizaines de soldats retrouvés chaque année sur le Front occidental. 

La deuxième journée s’est déroulée en Flandre, les Néo-Zélandais ont combattu la majeure partie de l’année 1917. En montant vers le nord, le groupe s’est arrêté au Mémorial de la Trêve de Noël, rappelant la célèbre partie de football jouée à Noël 1914. 

Le groupe est ensuite arrivé à Poperinge, ville située à l’arrière du Front pendant toute la guerre, se trouve la « Talbot House – Every Man’s Club ». Simon Louagie, le directeur, a captivé l’auditoire avec des récits de ce havre mythique pour les soldats loin des tranchées – un lieu qui recevait jusqu’à 5 000 « diggers » par jour et qui était ouvert à tous, sans distinction de grade, de confession, de classe ou de pays. 

Simon a ensuite conduit le groupe à Messines, théâtre d’une bataille bien préparée et exécutée, considérée comme l’une des plus glorieuses pour les Néo-Zélandais. 

Le groupe a ensuite découvert la suite de l’offensive vers Passchendaele, marquée par un temps épouvantable et une préparation insuffisante, qui aboutit au pire jour de guerre des Kiwis : le 12 octobre 1917. Cette terrible bataille est racontée au Memorial Museum Passchendaele 1917, visité par le groupe avant de se recueillir au Mémorial de Gravenstafel et au cimetière de Tyne Cot. 

Pour clore une journée éprouvante et ensoleillée, le groupe a rejoint Ypres afin d’assister à la Cérémonie du Last Post sous la porte de Menin. Organisée quotidiennement depuis 1928, cette cérémonie a été marquée par l’intervention de la Brigadière Lisa Ferris – la plus haute responsable de la Défense néo-zélandaise basée à Londres – qui a eu l’honneur de lire l’Ode en te reo Māori. 

La troisième journée fut consacrée à Le Quesnoy et à la visite du Musée Néo-Zélandais de la Libération – Te Arawhata – le tūrangawaewae de la Nouvelle-Zélande sur le Front occidental. Inauguré il y a deux ans, Te Arawhata raconte l’histoire de la libération de Le Quesnoy, le 4 novembre 1918 – la dernière action de la Division néo-zélandaise pendant la guerre.

Le groupe y a découvert le lien étroit entretenu depuis 107 ans entre les habitants d’Aotearoa et ceux de Le Quesnoy, ainsi que la mission du Musée : commémorer le sacrifice néo-zélandais et célébrer l’amitié durable. 

Le Commander Martin Walkerconseiller naval de la Nouvelle-Zélande à Londres – a déclaré : 
« C’est un musée incroyableconçu avec beaucoup de réflexion. J’ai l’impression que ce lieu raconte une histoire humaine d’une manière très néo-zélandaise. On a presque le sentiment d’être de retour chez soi en y entrant, et c’est une sensation très réconfortante. » 

Heather au Cimetière du Caterpillar Valley dans la Somme.

La Wing Commander Heather Peartconseillère aérienne de la Nouvelle-Zélande à Londres – a partagé ce ressenti : 
« Je pense que c’est un endroit vraiment spécialc’est la deuxième fois que je viens. J’étais déjà venue avec ma famille il y a quelques mois et j’avais été éblouie par la conception du lieu. On ressent quelque chose de particulier – dès le chant des oiseaux à l’entrée, la statue géante du soldat néo-zélandais, chaque détail du musée a une valeur particulière – on n’a pas envie d’en repartir. » 

Heather était accompagnée de son mari, le Lieutenant-colonel Jacob Murray, et de leurs enfants, Archie et Grace. Archie (11 ans) a trouvé très intéressant de passer trois jours sur les traces des Néo-Zélandais : 
« Je ne savais pas qu’ils avaient joué un rôle aussi important pendant la Grande Guerre. » 
Grace (8 ans) a ajouté : 
« Je n’ai jamais vraiment vu un endroit aussi lié à la Nouvelle-Zélande, à part la Nouvelle-Zélande elle-même. J’aime bien ici, c’est cool. » 

Grace déposant une gerbe à la Carrière Wellington d'Arras.

Après trois jours de découvertes, le groupe est reparti à Londres avec une compréhension bien plus profonde de la contribution néo-zélandaise sur le Front occidental. Organiser un tel voyage depuis le Royaume-Uni peut sembler décourageant, mais l’équipe de Te Arawhata est là pour vous accompagner. Si vous envisagez de faire un pèlerinage semblable, n’hésitez pas à nous contacter.

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