Regards de notre stagiaire, Sam

Kia ora – je m’appelle Sam et je suis en deuxième année d’études à Sciences Po Paris, sur le campus du Havre. J’ai eu la chance de passer mes vacances d’été à vivre à Le Quesnoy et à travailler au Musée Néo-Zélandais de la Libération – Te Arawhata. 

Ce fut une expérience fantastique et incroyablement marquante. Le Musée est véritablement unique sur l’ensemble du front occidental : il est émouvant, immersif et conçu avec beaucoup de soin, en mettant l’accent sur les histoires des personnes impliquées dans l’occupation et la libération de Le Quesnoy, ainsi que sur l’amitié qui s’est développée au cours du siècle écoulé. 

Te Arawhata a une signification toute particulière pour moi car il me donne l’impression d’être un « chez-moi loin de chez moi ». Lorsque j’ai déménagé d’Auckland au Havre l’année dernière, je savais que je serais l’un des rares Kiwis dans les environs. Un an après mon arrivée, je me suis soudain retrouvé entouré de Néo-Zélandais, de l’équipe qui gère le Musée jusqu’aux merveilleux visiteurs venus de chez nous. Au-delà de quelques accents familiers, Le Quesnoy lui-mêmeune ville si riche d’histoire, de liens et d’amour pour Aotearoa – est extrêmement accueillante : c’est un sentiment vraiment particulier que d’y vivre. 

Au cours de mes deux mois à Te Arawhata, j’ai assumé de nombreuses responsabilités : accueil des visiteurs, aide lors des événements, et recherches pour de futures présentations. Ma tâche préférée consistait à animer les visites quotidiennes des imposants remparts du XVIIe siècle de la ville. Nous recevions régulièrement des visiteurs dont les ancêtres étaient présents ici le 4 novembre 1918, lors de la libération. Ils venaient avec des récits et parfois des photographies, et c’était vraiment spécial de pouvoir les guider leurs ancêtres s’étaient tenus, et de leur montrer ce qu’ils avaient vu et vécu ce jour fatidique. 

Sam (centre) menant une visite des remparts du Quesnoy

Un autre moment fort de mon séjour a été d’assister aux commémorations de l’anniversaire du début de la bataille de la Somme, le 1er juillet. Ce 109e anniversaire, célébré au cours d’une intense vague de chaleur estivale, m’a permis de mettre les choses en perspective. Depuis mon enfance, j’ai toujours eu un vif intérêt pour la Grande Guerre – mes parents me rappellent souvent ce Sam âgé de 9 ans qui feuilletait les mille pages d’un manuel d’histoire sur la Première Guerre mondiale. Me retrouver devant les dizaines de milliers de noms gravés sur le monument de Thiepval, et écouter l’air solennel de l’« Ode to Newfoundland » au mémorial de Terre-Neuve à Beaumont-Hamel, m’a fait prendre conscience de l’ampleur de ce conflit, qui a touché tous les coins du globe. Ce fut un privilège de représenter la Nouvelle-Zélande lors de ces cérémonies. 

Sam (à gauche) au Mémorial à Thiepval, Somme

Quand je repense à mon séjour à Le Quesnoy, je crois que ce qui restera gravé en moi, c’est l’engagement de la ville à se souvenir du sacrifice des soldats néo-zélandais. Dès votre arrivée à la gare, un panneau vous souhaite la bienvenue à « Te Taone o Oki » – Le Quesnoy – la cité des chênes – traduit en te reo māori. En entrant dans la ville, vous découvrez la rue Nouvelle-Zélande, la Maison Waïkato et la place des All Blacks. Des drapeaux néo-zélandais flottent aux fenêtres ; un restaurant local apprécié s’appelle « Le Maori 2.0 ». C’est véritablement remarquable de voir un tel hommage rendu à Aotearoa, si loin de chez nous. 

Je tiens à remercier la directrice du Musée, Elizabeth Wratislav, ainsi que la New Zealand Memorial Museum Trust – Le Quesnoy pour m’avoir invité à effectuer mon stage d’été à Te Arawhata, et tous les habitants et visiteurs qui m’ont accueilli à Le Quesnoy. Ce fut une expérience inoubliable. 

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