Fiona nous livre ses impressions après avoir passé une semaine aux côtés de l’équipe de Te Arawhata, au Quesnoy.
J’ai eu la grande chance de remporter le prix d’excellence en enseignement du français Rosaria Campbell, qui m’a permis de séjourner au Quesnoy, à Te Arawhata, le Musée Néo-Zélandais de la Libération, en septembre et en octobre.
Je souhaitais visiter Le Quesnoy depuis l’ouverture du musée. L’un de mes élèves avait assisté à son inauguration, et j’étais fascinée par l’histoire de la ville et les liens qui unissent la Nouvelle-Zélande et la France.
J’ai été chaleureusement accueillie par l’équipe de Te Arawhata et j’ai pu prendre le temps de découvrir le musée à mon rythme.
J’ai été profondément bouleversée en lisant les histoires des soldats et en prenant conscience du courage extraordinaire dont ces jeunes hommes ont fait preuve pour libérer une petite ville française.
La visite des remparts m’a permis d’appréhender cette histoire sous un autre angle, en découvrant l’endroit où les soldats ont escaladé les fortifications à l’aide de l’échelle et en imaginant les conditions auxquelles ils ont dû faire face.
Pendant mon séjour, j’ai visité plusieurs établissements scolaires de la région et échangé avec des élèves au sujet de la Nouvelle-Zélande, de notre système scolaire, de notre vie politique et de nos services de secours. Ces discussions étaient particulièrement intéressantes et m’ont permis de comparer nos deux pays.
J’ai également pu assister à quelques cours de français et à un cours d’anglais. Ce type d’expérience est extrêmement précieux : c’est une occasion unique de découvrir de nouvelles idées et ressources que je pourrai ensuite utiliser avec mes propres élèves.
J’ai aussi eu l’occasion d’échanger avec l’équipe de Te Arawhata sur la création éventuelle de ressources pédagogiques autour du musée et du Quesnoy, à destination des établissements scolaires néo-zélandais.
C’était la première fois que je visitais le Nord de la France, et j’étais ravie de pouvoir me promener dans les rues du Quesnoy et de goûter aux spécialités proposées par l’une de ses friteries.
J’ai également visité la commune voisine de Maroilles, où j’ai dégusté une tarte au maroilles. Ayant regardé Bienvenue chez les Ch’tis de nombreuses fois, j’étais enchantée de pouvoir découvrir par moi-même certains des lieux et aspects de la culture régionale que j’avais vus dans le film.
Lors de ma dernière journée dans la région, j’ai passé l’après-midi à Lille avec Lindsay, responsable des publics et de la médiation à Te Arawhata. Nous avons partagé un déjeuner traditionnel dans un estaminet.
J’ai été impressionnée par cette ville et je suis rentrée en Nouvelle-Zélande avec la volonté de faire découvrir à nos élèves des régions de France moins connues, ainsi que l’histoire que nos deux pays partagent.
Je tiens à remercier très chaleureusement Lizzie, Jacob, Lindsay et toute l’équipe pour leur accueil, ainsi que pour le partage de leurs connaissances, de leur expérience et de leur attachement au Nord.
Je reviendrai sans aucun doute avec un groupe d’élèves, afin de leur faire découvrir ce lien si particulier entre nos deux pays et de les aider à comprendre ce qu’il représente pour nous, Néo-Zélandais.