Si on m’avait demandé de lister les champs de bataille que les soldats de l’ANZAC ont foulés, j’aurais dit instinctivement la Somme, les Flandres ou bien Gallipoli. À aucun moment je ne me serais imaginée que les Néo-Zélandais ont joué un rôle crucial bien plus près de chez moi.
J’ai découvert le musée par pur hasard quand j’effectuais mes recherches pour trouver mon stage de fin d’année de première année de Master. J’ai été très surprise car pour moi, Le Quesnoy n’était pas synonyme d’un lieu marquant de la Grande Guerre et pourtant ce stage m’a permis de découvrir à quel point j’avais tort. Ce qui m’a le plus marqué c’était de découvrir les récits de ces soldats, de ces jeunes hommes qui sont venus de si loin pour se battre dans un pays qui n’avait que peu de choses en commun avec le leur. Le Quesnoy n’est pas un simple champ de bataille dans laquelle les Néo-Zélandais ont évolué, c’est le récit d’un héroïsme dont le souvenir perdure encore aujourd’hui.
Sur le plan personnel, ce stage à Te Arawhata m’a appris beaucoup de choses sur ce qui est attendu d’une équipe d’un établissement accueillant un public bilingue. Devoir changer entre le français et l’anglais est déconcertant au début, mais on s’y habitue rapidement. En plus, les Néo-Zélandais qui nous rendent visite sont toujours si gentils et souriant ! J’ai eu également l’occasion de participer à l’élaboration d’une balade à thème sur Le Quesnoy et son lien d’amitié avec la Nouvelle-Zélande, et au développement d’une exposition future sur le rôle du corps médical néo-zélandais pendant la Grande Guerre. Pour finir, même si la fin de ce stage s’est annoncée difficile en raison de la canicule qui a touché la France en cette fin de mois de juin, j’aurai aimé pouvoir continuer un peu plus longtemps.
Je garderai toujours un souvenir positif du musée et de son équipe. Je remercie chaleureusement Elizabeth pour m’avoir donné l’opportunité de travailler ici, ainsi que le reste de l’équipe pour avoir été si chaleureux et accueillant envers moi.